Un jardin d’ornement à Ecully (69)


Etude d’un patio



Maître d’ouvrage : privé
Maîtrise d’oeuvre : Wabi Sabi - Thierry Levaillant
Localisation : Ecully - Rhône
Etude : 2001
Surface : 170 m2
Estimation des travaux : non défini
Mission : esquisse > DCE
Maison contemporaine de plein pied contruite en 1993 d’une superficie de 430 m2 dont 180m2 de terrasse sur un terrain de 2780 m2 intégrant un tennis et un garage séparé

Lotissement ancien de la périphérie ouest de Lyon (5500 m du centre ville), majoritairement de construction des années 50. L’altitude est de 236 m, plateau intermédiaire entre la vallée de la Saône et les Monts du Lyonnais. Le quartier est fortement végétalisé et comporte de nombreux arbres de parcs adultes (Cedrus libani, Cedrus atlantica, Sequoiadendron gigantea, Picea abies). Les jardins les plus vastes et plus anciens sont clos de murs hauts, mais majoritairement les haies sont visibles et monospécifiques (lauriers, thyuas et cyprès). Quelques jardins arborent des haies encore cohérentes avec le passé champêtre des lieux (Crataegus monogyma, Sambuscus nigra, Acer campestris, Carpinus betula).
L’examen visuel et tactile du sol présente une terre compacte à collante de type argilo-limoneuse, ne présentant quasiment aucune trace de sables ou cailloux .
Historique: cet azménagement a été réalisé par Thierry Levaillant en 1998 (première session de plantation). A l’origine, le jardin était constitué principalement d’arbres d’une cinquantaine d’années (salix babylonica, Betula verrucosa, Tillia tomentosa, Picea abies), de haies de lauriers et thuyas et d’un chemin autour de la maison bordé de massifs. La première intervention a consisté à restructurer et personnaliser le jardin. L’état des lieux a permis de différencier 6 zones très différentes (massif de terre de bruyère dense, massif de lavande et romarin, arbres fruitiers, patio avec Trachycarpunus fortunei, Laurus laurocerassus et azalées caduques, pelouse avec massifs de terre de bruyère, saule pleureur et tilleul.
Les exigences des propriétaires précédents étaient d’ordres esthétiques et fonctionnelles et leurs références en terme de jardins sont un brassage se souvenirs d’enfance (campagne), voyages (exotismes) et revues spécialisées. Le projet s’oriente vers un jardin à pièces, concept particulièrement adapté aux espaces restreints et morcelés. L’architecture et l’organisation d l’espace viennent renforcé son bien fondé. Les 6 zones sont alors redéfinies : entrée japonaise (circulation décorée), passage méditerranéen (circulation végétalisée), petit jardin bocager (circulation paysagère), soleil, (solarium, piscine), terrasse v erte (circulation-liaison), clairière (vision et parcours). La variété des expositions lumineuses et éoliennes induit une adaptation aux micro-climats qui varient d’une zone à l’autre mais également à l’intérieur même d’une zone, rendant l’homogénéisation végétale compliquée (de l’ombre dense au plein sud en quelques pas).

Principes généraux de restructuration :
- réaliser des vues et ambiances à l’esthétique naturelle : forestière (lisière et clairière), bord de pièce d’eau (petit étang, marais), rural bocager (haies vives, verger)
- procéder à un choix de végétaux susceptibles de s’adapter et de cohabiter de manière assez stable, voire de se reproduire naturellement : réintroduire des végétaux localement indigènes ou régionalement indigène et adaptable sur le site, introduire des essences d’autres continents mais indigènes de régions aux conditions agronomiques et climatiques similaires ou très proches.
- Tendre à alléger l’entretien à partir de la troisième année : introduire gestion naturelle.

Les nouveaux propriétaires souhaitent un bilan du jardin pour fixer un planning d’entretien et redéfinir certaines zones qui sont soit trop dense à leur goût (liaison terrasse-clairière), soit pas assez dense pour se préserver du vis à vis plus fortement (patio et liaison patio-clairière) ou soit améliorer certaines zones (entrée maison) .

La réflexion se fixe principalement sur le patio dont l’aspect actuel ne s’accorde pas avec son potentiel. Il est alors défini un schéma d’organisation générale qui permet de préciser des scenarii d’aménagemt (jardin zen, cour exotique,…).